a.P.A.t.T. vu par Charly

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a.P.A.t.T. : Là où les choses sauvages sont

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Certains prennent une douche, prennent un temps fou à choisir la robe. Moi je vais au cinéma. Dans tous les cas, c’est une espèce de préliminaire. Un éveil à la sensualité. Un apprentissage qu’on fait de son propre corps. On croit que l’art, la musique de surcroit, est un acte de la pensée, de l’inconscient, de l’intériorité, alors qu’en réalité c’est un acte du corps. La liberté du corps est primordiale. Le contrôle, puis la perte de contrôle.

Les artistes présents ce soir l’ont bien compris, et y vont de leurs petits pas rapides, leurs gestes désarticulés, leurs micros qui tombent et créent un beat instantané. On se croirait au Centre Culturel Libertaire. C’est la kermesse (créaliste ?), on oublie tout, même les trois verres de punch offert par le chanteur-tourneur-Maître de Cérémonie-danseur de Moustafa Moustache (croisement improbable entre Blink182, Refused et 2Be3, autrement dit la VF de Reggie And The Full Effect).

Pourtant tout le monde ne sourit pas. Je remarque à droite et à gauche ces réactions de désapprobation dès qu’un cri surgit, dans la nuit. Le manque de groove-facilement-détectable met mal à l’aise les êtres humains encore dotés d’une raison. Pour les autres, c’est le plaisir de partager quelque chose de non-identifié. Un peu comme cette reprise vraisemblable de Phil Collins.

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Parfois je perds l’équilibre, et j’ai les jambes lourdes comme après un footing. On en demande tous davantage. Mais c’est ça le plus dur, et le plus absurde : Les bonnes choses comme les mauvaises ont toujours une fin.

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Après aPAtT, les cris de joie ne sortent plus de la tête, distribution de flyers soigneusement découpés juste avant le concert non-effectuée. Ode à la vie, ode à l’amour, on sourit dans le métro et on se fait péter deux dents. On sourit comme un enfant.

crédits photo apatt à l’Aéro : Marie "Ephelide"