the undertones
1978. Un vent de subversion souffle sur la Grande-Bretag ne. Les crêtes vertes fluo et les épingles à nourrice se multiplient dans Londres. La jeunesse ne sait pas exactement ce qu’elle veut mais une chose est sûre : elle le veut tout de suite ! C’est dans cette ambiance que The Undertones débarquent avec grand fracas de leur Irlande du Nord natale. Leur carrière commence par le coup d’éclat de leur premier titre « Teenage Kicks » sorti sous l’auguste parrainage de John Peel, caution musicale de la BBC qui qualifia leur morceau de « meilleur sing le qu’il n’ait jamais entendu » (avis qu’il gardera jusque sa mort, chose plutôt rare !). Même si la bande de Derry reste irrémédiablement associée à la vague punk britannique, sa musique lorgne alors volontiers vers la power-pop des grands frères américains des Ramones, avec des chansons courtes et mélodiques qui sentent bon l’insouciance adolescente et les histoires de coeur brisés, bien davantage que vers la crasse maussade des Sex Pistols. Les albums suivants viendront affirmer une personnalité musicale plus raffinée marquée par la pop sixties et la soul, participant de façon significative à l’avènement d’un son « new wave ». Le groupe se séparera en 1983, virant sur d’autres trajectoires artistiques... Jusqu’à l’aube des années 2000 où il décide de se reformer, avec – comble de l’audace ! - un nouveau chanteur, Paul McLoone, en remplacement de Fearg al Sharkey. Loin de l’état d’esprit des reformations poussives motivées par l’appât du gain, cette nouvelle étape dans la vie de la formation les voit publier deux nouveaux albums à la ferveur intacte et livrer au comptegouttes des prestations scéniques à hauteur d’homme, dans des clubs similaires à ceux qui les virent émerger il y a plus de trente ans de cela . Vos vieux héros sur un petit plateau ? c’est à l’Aéro !
Crusaders of love
de la métropole lilloise. Tout frais rentrés des États-Unis où ils ont publié un album et sont allés se frotter aux inventeurs du garag e-rock, ils pratiquent une power-pop savoureuse qui n’a rien à envier aux Strange Boys et autres Harlem.


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