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L’album "Thing" de TRANS AM vu par Charly

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Trans Am - Thing

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Trans Am joue la musique de Satan. C’est assez normal à 20 ans, c’est l’heure de vérité. En voici un groupe qui, à l’opposée de Queen, fera tout pour aller en enfer. Et le pire, c’est que j’ai envie de les y rejoindre, lorsque apparait le beat dansant d’Arcadia, inattendu, derrière des claviers obscurs qui font s’hérisser mes poils bizarres sur mes petits bras de garçon peureux et sensible. Thing n’est vraiment pas un album catchy, pas non plus un album désespéré, mais l’œuvre intégrale de Trans Am nous y avait préparé. Elle demeure un mystère pour tous les musiclovers. Intégrale comme intégrité puisque fidèles à eux-mêmes, ces trois humanoïdes ne renieront pas, en 2010, leur passion intarissable des synthétiseurs vintage et indestructibles. Ici on a même l’impression que le feu ne peut les brûler. La flamme dans les yeux rend curieux, et les êtres curieux sont des êtres attirants, ils ont beau être zarbi, ils sont généralement ouverts sur le Monde, et ce genre de trucs, ça contamine. Je n’irais pas jusqu’à démontrer l’aspect grand public de leur mélange synth-pop-math-rock, bien que le souvenir du concert de Jean Michel Jarre, place de la Concorde, en 1979, devant 1 million de personnes, me fasse encore tourner la tête. Arcadia revient car je joue l’album en boucle sans jamais comprendre, c’est à la fois une virée dans le désert de l’espace et une alarme antinucléaire qui sonne le glas des amours.