GEOFF MENDELSON : PORTRAIT-MINUTE

GEOFF MENDELSON : PORTRAIT-MINUTE

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1/ Le nom du groupe et son line-up actuel

Plusieurs noms pour plusieurs combinaisons possibles. Le tronc « Geoff Mendelson … » est essentiellement composé de Geoff Mendelson (moi). Le suffixe « & The Spasmodic Joy » inclut des gens avec qui j’envisage sérieusement de développer un groupe, histoire de pouvoir mettre les échecs futurs sur le dos d’un problème collectif, voire indépendant de ma volonté. Le suffixe « & The Elder Threat Block » est une porte ouverte sur des horizons psychédéliques et décomplexés qui risquent, de par leur nature même, de se tenir à distance de toute réalité tactile perceptible. Toujours est-il qu’à ce jour il n’y a pas de « nous », et je me suis donc permis de modifier cet aspect de votre formulaire.

2/ Les journalistes paresseux décrivent ma musique comme…

Un truc qu’on chroniquera quand on verra que tous les autres s’y mettent.

3/ Mais moi j’appelle ça…

Du post-folk pour faire genre, mais l’éclectisme étant fondamental dans mon approche, je ne me reconnais pas dans une catégorie en particulier.

4/ Si on devait sortir un de mes morceaux en single pour connaître le succès planétaire, ce serait…

Je pense que rien de ce que j’ai pu enregistrer n’est à la hauteur de mes ambitions esthétiques, alors j’attendrai d’abord de me sentir vraiment à l’aise avec un disque si je dois éventuellement en retirer un single de fou… (comprendre : je suis mal engagé dans le chemin qui mène à la gloire).

5/ On peut voir ou écouter mon travail ici :

6/ Si ces trois disques n’avaient pas existé, ma musique non plus :

  • The Beatles : “The Beatles” aka “The White Album” (1968)
  • OSLØ Telescopic : “Third” (1999)
  • Le premier album étant un double, voilà, ça fait trois disques… Plus fournie serait la liste des disques qui, mis bout à bout, vont finir par me faire arrêter….

7/ Actualité concerts / enregistrements :

Deux dates à Lille pour mars 2010 : le 13 au Monde Moderne, le 27 à la Péniche.

8/ Blogs ou sites préférés

J’aime bien POPnews en matière musicale, leur travail d’équipe, leur effort de communication afin que des mots puissent concrètement apporter au lecteur une idée de ce qu’il pourrait bien découvrir en écoutant un disque chroniqué.

Plus généralement, Internet est super pratique et vaste mais je le ressens de plus en plus comme une télévision améliorée où l’on est globalement passif tout en conservant l’illusion d’un contrôle (la télécommande laissant la place aux mails et à la mise à jour de son profil). Bref, je « surfe » sur un nombre de plus en plus restreint de sites.

9/ A part moi, les meilleurs projets de la région sont…

My Name Is Nobody, Løzninger, et dans la région régionale régionaliste j’ai une affection toute particulière pour « When Day Chokes The Night ».

10/ Mon meilleur souvenir de concert à l’Aéronef…

Andrew Bird m’a scié. Grand gars élancé, super speed et polyvalent, virtuose accompli jusque dans le « c’est vraiment lui qui siffle ? », un bon lot de grandes chansons. J’ai réalisé plus tard que chez Andrew Bird on pouvait avoir le meilleur comme le pire, je peux donc dire que ce soir-là était très bon, soutenu à bloc par un excellent batteur qui n’hésitait pas à tâter du clavier côté gauche tout en continuant à tambouriner de la main droite.

11/ Mon pire souvenir de concert à l’Aéronef…

Dur de trancher… ! Ahah ! Non, vraiment, mon cœur balance entre :

  • la possible torture sonore que peuvent m’infliger certains genres musicaux dont j’ai par ailleurs appris à me protéger en dissociant totalement mon esprit de mon vécu immédiat. (de toute façon c’est ça, les bouchons ou le saut par dessus la rambarde sans garantie quant à la conservation de son intégrité physique une fois arrivé à destination). Au hasard, une soirée récente avec Gregaldur, Moustafa Moustache et a.P.A.t.T. – même si ces derniers étaient intéressants et particulièrement au taquet.
  • un souvenir d’artiste fadasse. Le fameux soir où j’ai vu Andrew Bird, il y avait Emily Loizeau en ouverture, entre bâillements et raclements de gorge.

12/ Une video pour s’émouvoir

Je suis souvent très touché par Owen Pallett que j’ai la ferme intention de venir voir chez vous le 21 mars. Ce type amène la musique à un point ultime où tout converge entre concept-album, orchestrations géniales et compositions déstructurées où la dissonance et la complexité enchaussent le format pop avec un tel naturel qu’on ne peut que finir en état de sidération face aux qualités incroyable de cet homme et de son dernier album.

13/ Une video pour rire bêtement

Non merci !