Ecrire sur la seconde soirée des Inrocks en écoutant le nouvel album de Japanther, par CHARLY LAZER

Ecrire sur la seconde soirée des Inrocks en écoutant le nouvel album de Japanther, par CHARLY LAZER

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Ecrire sur la seconde soirée des Inrocks en écoutant le nouvel album de Japanther.

Si on oublie que je suis sur une route départementale, en pleine nuit, et que j’écris sur mon téléphone portable, si on oublie ça, alors c’est super facile. Je renifle sous mes bras l’odeur de la danse. Il y’a de la vapeur qui s’échappe de mes aisselles. Mais allons là où tout commence.

Le commencement, je n’y étais pas. J’ai loupé le premier groupe que je n’avais même pas pris la peine d’écouter. Le descriptif faisait référence à Coldplay, j’ai donc passé mon tour, préférant savourer mon plat de pâtes comme on aime une gente dame un soir d’été sur une plage.

J’ai vu la moitié de Foster The People. Groupe qui sur disque m’inspirait une cacahuète. C’est parfois servi salé mais faut pas exagérer. J’ai quand même gentiment remué, et compris qu’il faisait chaud ici. Ah oui, j’ai oublié de dire que j’étais surpris d’une telle affluence. Quasiment complet.

Maintenant je ne suis plus seul, je suis même vachement bien accompagné, alors le diner est servi. Miles Kane, c’est pas des spaghettis carbonara à Villeneuve d’Ascq mais presque. Après m’être presque battu avec un type autour du bar car il trouvait que Miles Kane était le seul bon truc du festival, et que moi je m’en foutais comme de la couleur de mon slip gris.

Comme j’ai fait le timide, tout s’est bien terminé, je vous rassure.

Je me suis installé derrière un couple de motards, et c’est parti mon kiki. Vroum ! C’est bien fait, c’est du rock britannique populaire de bourgeoi(se)s, pas le plus original, mais assez couillu. La basse me caresse toute vicieuse qu’elle est.

Je prends l’air en sortant quelques blagues, je prends surtout des risques.

Je ne sais plus si c’est le dessert, ou si c’est la totalité de mon meilleur diner de la semaine qui va me tomber sur la visage. J’ai soif et quand ça commence, je me prends un geyser d’amour. Cette musique funky, emo, rhythm and blues, house, c’est une orgie humide dans mes oreilles.

Y’a des filles colorées avec des petits seins, et des Blanche-Neige avec des booties diaboliques, chacune remue ses envies, ses déviances, ses fantasmes pendant que moi, je lève les bras au ciel. J’ai vraiment l’impression d’être plus chanceux qu’eux tous, pourtant le rythme se joue de moi, et les mélodies se jouent du monde entier.

Etre ou ne pas être, ça n’a pas d’importance, car je roule sans boussole.

Paris ou Hawaii.

Friendly Fires, ramenez moi sur terre.