Les palmiers de New York City se sont tournés vers eux et nous nous sommes coltinés les restes de la tempête, car le vent dans les cheveux est l’automobile des méduses.
La découverte de Vampire Weekend ? Ca remonte à Noël 2008 ! Une amie de Berlin m’avait envoyé une K7, Une mixtape, c’était mignon, et juste après L’Homme Le Plus Blanc Vivant, il y avait ce titre que j’ai oublié depuis, mais qui était crade et réjouissant.
Ecouter Vampire Weekend c’est comme se balader en vélo, dans la forêt, et décider de le poser et de donner le plus grand des coups de pieds dans une ruche. D’un coup c’est parti, une course poursuite infinie avec des milliers d’abeilles amoureuses, des branches qui en craquant forment des rythmiques caribéennes et des insectes microscopiques qui s’accrochent aux semelles. Elle évite les arbres mais pas les abeilles, le ponton et le plongeon, vous disparaissez sous l’eau, vous riez, pendant qu’elle est en train de se faire dévorer.

Ceux qui pensaient que Vampire Weekend allaient être de nouveaux Strokes n’avaient ni tort, ni raison. Contra saupoudre d’exotisme l’indie pop classique d’Amérique, et il ne faut jamais oublier qu’avant d’être un feu de forêt gigantesque, le crime était une étincelle. Lorsque la voix se met à briller, devient onirique, plus que lyrique, chaque petit courant d’air agit comme une pensée érotique. Ce n’est pas la raison essentielle de la passion, mais qui dit exotisme pense érotisme.
La caresse est en réalité une petite gifle sur les fesses. Rien de sadique, et surtout pas un attouchement douteux. Plutôt un cri hédoniste, une alarme pour la joie et le plaisir. Une piqûre d’abeille, une seule, peut tuer, une écoute de Contra, une seule, peut faire jouir.


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