l'Aéronef, salle de spectacles à Lille L’ami de vos tympans depuis 1989

CHRONIQUES D’AERONAUTES

Les spectateurs nous livrent leur prose…

"Contra" de Vampire Weekend par Charly

Les palmiers de New York City se sont tournés vers eux et nous nous sommes coltinés les restes de la tempête, car le vent dans les cheveux est l’automobile des méduses. La découverte de Vampire Weekend ? Ca remonte à Noël 2008 ! Une amie de Berlin m’avait envoyé une K7, Une mixtape, c’était mignon, et juste après L’Homme Le Plus Blanc Vivant, il y avait ce titre que j’ai oublié depuis, mais qui était crade et réjouissant. Ecouter Vampire Weekend c’est comme se balader en vélo, dans la forêt, et décider de (...)

MAYER HAWTHORNE + GaBLé par Charly

Mayer Hawthorne + Gablé – 10/05/2010 Votre ressenti post-concert en 5 lettres ? J’ai posé cette question à Gablé. Ils m’ont dit qu’ils étaient ravis. Ils auraient aussi pu choisir câlin, merde ou amour. Oui je suis allé à ce concert pour Gablé, et puis parfois on est surpris, et on se trouve une préférence pour les ambiances feutrées et érotiques du R’N’B, plutôt que pour les trips extrêmes, sombres et sauvages du drone-folk. La pop n’a plus de limite. La pop est un fauve. Désormais, c’est l’expérience que (...)

L’album "Thing" de TRANS AM vu par Charly

Trans Am - Thing Trans Am joue la musique de Satan. C’est assez normal à 20 ans, c’est l’heure de vérité. En voici un groupe qui, à l’opposée de Queen, fera tout pour aller en enfer. Et le pire, c’est que j’ai envie de les y rejoindre, lorsque apparait le beat dansant d’Arcadia, inattendu, derrière des claviers obscurs qui font s’hérisser mes poils bizarres sur mes petits bras de garçon peureux et sensible. Thing n’est vraiment pas un album catchy, pas non plus un album désespéré, mais l’œuvre intégrale (...)

Le concert d’Owen Pallett par Charly

Owen Pallett, le dimanche 21 Mars. J’aurais voulu écrire l’histoire de ce garçon aux lunettes rafistolées qui part en stop vers l’est, direction la Mongolie, avec une fille blonde qu’il vient de rencontrer mais qui, déjà, fait s’envoler ses angoisses, au profit de ses fantasmes de liberté. Mais je ne sais parler que de moi, et à chaque fois ça gâche tout. Pas ce soir, oh non pas ce soir ! Bien sûr Il y’a la fatigue, mais finir le week-end avec Owen Pallett, c’est comme goûter le meilleur des desserts (...)

a.P.A.t.T. vu par Charly

a.P.A.t.T. : Là où les choses sauvages sont Certains prennent une douche, prennent un temps fou à choisir la robe. Moi je vais au cinéma. Dans tous les cas, c’est une espèce de préliminaire. Un éveil à la sensualité. Un apprentissage qu’on fait de son propre corps. On croit que l’art, la musique de surcroit, est un acte de la pensée, de l’inconscient, de l’intériorité, alors qu’en réalité c’est un acte du corps. La liberté du corps est primordiale. Le contrôle, puis la perte de contrôle. Les artistes (...)

Ma soirée Partyharders par Charly

Party Harders Party, le 19 Février Dire que ça aurait pu être pire, que la rame de métro aurait pu s’envoler, en sortant au niveau de Mons en Baroeul, et retomber sur la voie rapide tuant ménages et haine retenue ? Habituellement je me serais giflé pour me tenir éveillé, et me remettre les idées en place. Mais l’odeur du pipi, ça donne des idées noires. Je ne bois ni café, ni bière. L’alcool a coulé à flot. Après le cataclysme Kap Bambino, j’ai voulu un Fanta, j’ai été obligé d’attendre 10 minutes, et (...)

Charly chronique l’album d’Owen Pallett

Owen Pallett – Heartland Final Fantasy nous faisait rêver avec des nuages qui font caca, Owen a les pieds sur Terre. Il nous dit qu’on peut pleurer en promenant son chien, et en se rendant compte que pour une fois il est tout calme, et nous regarde avec un air pathétique. On a envie de le tuer, on a envie de se tuer, ou alors c’est l’écharpe sur laquelle notre respiration devient humidité glaciale. On fonce, on traîne derrière nous la déprime canine, et chez soi, cheminée en route et chauffage à (...)

Début 2010 vu par Charly

Il y’aura toujours des garçons pour préférer les ténèbres. Toujours des garçons hédonistes, qui n’ont pas peur de crier, de chanter, de taper dans leurs mains et de gigoter pour montrer qu’ils se sentent bien. Ils ont aussi parfaitement le droit de rester cachés sous leur capuche pour ne rien laisser transparaître. Est-ce de la timidité ? La timidité ne dure jamais plus de 10 ans. Comment sont ces garçons quand ils retrouvent des amis ? Quel genre de réaction ont-ils ? Parlent-ils un dialecte, parlent-ils (...)

Phoenix live ! par Charly

Phoenix, l’Aéronef, le 16 octobre 2009 Je cours, ressassant des images ultra-récentes pour oublier : Le regard sexuel de cette maquilleuse et ce vieux qui dans deux minutes dira « fellation et sodomie », ma peau poudrée, un animateur de télé qui me questionne pour la 84ème fois sur la signification du nom et mon « euh » impénétrable. Pénétrable, c’est ce qui caractérise la pop sable-mouvant de Chairlift. C’est pas l’avant-garde totale, pourtant on courbe l’échine et on se laisse apprivoiser (...)

Charly chronique le disque des WILD BEASTS

Wild Beasts – Two Dancers Peut-être est-ce obscène de faire un parallèle ambigu entre Wild Beasts et Hercules And Love Affair ? Pourtant je ne peux m’empêcher de retrouver, tout au long de ces 10 titres « parfaits », l’ombre des sentiments ressentis lors de la première écoute de Blind : La voix enchanteresse d’Anthony + la disco. Wild Beasts n’est pas un groupe-à-danser mais parvient par son audace à décomplexer quiconque aurait dit non aux boîtes de nuit pour privilégier les petites chambres d’hôtel (...)

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