CHRONIQUES D’AERONAUTES

Les spectateurs nous livrent leur prose...

CHARIA LAZER, PAR CHARLY LAZER

CHARIA LAZER Ça fait bizarre de voir une de ses idoles signer des autographes. A l’instar d’un Cedric Bixler-Zavala (At-The-Drive-In, The Mars Volta) ou de Dennis Lyxzen (Refused, The International Noise Conspiracy), Alec Empire d’Atari Teenage Riot est un personnage énigmatique. Il me fait craquer, et sa carrière semble semée d’embûches. Il y’a ses côtés noise vomitifs et ses fraîches intrusions proto-new wave. Il y’a ses discours anti-drogue aussi. Je reste là à le regarder, et je souris bêtement. Il (...)

Ecrire sur la seconde soirée des Inrocks en écoutant le nouvel album de Japanther, par CHARLY LAZER

Ecrire sur la seconde soirée des Inrocks en écoutant le nouvel album de Japanther. Si on oublie que je suis sur une route départementale, en pleine nuit, et que j’écris sur mon téléphone portable, si on oublie ça, alors c’est super facile. Je renifle sous mes bras l’odeur de la danse. Il y’a de la vapeur qui s’échappe de mes aisselles. Mais allons là où tout commence. Le commencement, je n’y étais pas. J’ai loupé le premier groupe que je n’avais même pas pris la peine d’écouter. Le descriptif faisait (...)

L’architecture immunitaire de Charly Lazer

L’architecture immunitaire de Charly Lazer c’est le moment de se courber ou de plonger J’ai une question : Architecture in Helsinki n’auraient-ils pas recouru aux services du producteur de Lady Gaga pour leur 4ème album ? Comme souvent, c’est l’album le plus moche qui marche le plus. D’ailleurs qui achète encore des disques ? Les idiots ! "Moment Bends", à la pochette splash, n’a fait de vagues que dans la baignoire de mon ancienne colocation, et je dois bien dire qu’elles n’étaient pas du genre (...)

LONELY DRIFTER KAREN A MARQUETTE-LEZ-LILLE, PAR ZÈBR’ILONA

Lonely Drifter Karen La semaine est passée vite ! Peut-être avez-vous erré en ce samedi soir à la recherche d’une activité agréable pour souffler et décompresser. Sûrement même... vous avez réussi ce pari ! Mais dans le choix des possibles sur la métropole lilloise vous auriez pu vous retrouver à faire une de ces Belles Sorties à Marquette-lez-lille. Eh oui ! Qui a dit que tous les bons plans étaient toujours sur Lille même ? D’ailleurs cette commune cache bien son jeu car pour le concert de LDK, elle (...)

13 and God - Own Your Ghost par Charly Lazer

Les fantômes, à l’instar de l’onanisme, de la faune et de la nymphomanie, m’ont toujours semblé être un sujet parfait pour écrire un paquet de chansons, toutes très différentes. Ceci mérite pourtant une introduction, et c’est ainsi que débute l’album : Murmures des plus émouvants, en 2002, garçons d’une scène qu’on appelait peut-être à défaut electro-pop ; le bégaiement d’un enfant vaporisé qui nous fit croire que le rap ne parlait pas que de voitures et d’enfance brisée mais aussi de nuage et de chiens morts, en (...)

Le Cœur Meurtri de Charly Lazer

Je me vois, pourquoi pas dans un cottage, membre d’une collocation géante, avec des filles, des garçons, des instruments à cordes, des percussions et des synthétiseurs analogiques. C’est la fin du printemps et nous partons dans les champs voisins. Forcément nous possédons des câbles Jack et XLR super longs, pour ne pas dire éternels, et un mur d’amplis Sovtek et Hiwatt. On joue à 160 db, ce qui peut faire brûler tes cheveux, mais à un kilomètre ce son est volupté, coup de foudre et de génie. La durée (...)

Sodomie J’arrête par Charly Lazer

Aéroclub Je l’avoue, j’ai fait exprès d’arriver en retard aux balances. Je cherchais juste à éviter les batteries, fichue caisse claire, cymbales et vocalises de Satan. Malheureusement le manque de ponctualité n’épargne pas la torture. Une flaque s’est créée autour de mon parapluie radioactif et j’ai trouvé joli ce parterre de stars locales, tout autour de moi, que j’ai pris en photo mentale dès mon arrivée. Des potes et des personnes que j’ai découvertes 5 mois plus tôt à l’extrémité d’une forêt. Je me (...)

Les Amours Imaginaires de Charly Lazer

Je me vois dans un téléviseur. Je me fixe et dans un silence d’église je dis : "Ca sent le caca". Je m’approche de l’écran et je suis comme aspiré dans un couloir sombre au bout duquel clignotent les lumières d’une discothèque, à moins que ce soit toute autre chose. Je suis seul avec l’odeur d’un boui-boui chinois. Il y’a de la fumée, tout est brumeux, la vie, les amours, les moments ralentis qui accélèrent, les filles topless-culotte qui courent et me frôlent. Je bascule, tombe à la renverse, c’est la (...)

"Contra" de Vampire Weekend par Charly

Les palmiers de New York City se sont tournés vers eux et nous nous sommes coltinés les restes de la tempête, car le vent dans les cheveux est l’automobile des méduses. La découverte de Vampire Weekend ? Ca remonte à Noël 2008 ! Une amie de Berlin m’avait envoyé une K7, Une mixtape, c’était mignon, et juste après L’Homme Le Plus Blanc Vivant, il y avait ce titre que j’ai oublié depuis, mais qui était crade et réjouissant. Ecouter Vampire Weekend c’est comme se balader en vélo, dans la forêt, et décider de (...)

MAYER HAWTHORNE + GaBLé par Charly

Mayer Hawthorne + Gablé – 10/05/2010 Votre ressenti post-concert en 5 lettres ? J’ai posé cette question à Gablé. Ils m’ont dit qu’ils étaient ravis. Ils auraient aussi pu choisir câlin, merde ou amour. Oui je suis allé à ce concert pour Gablé, et puis parfois on est surpris, et on se trouve une préférence pour les ambiances feutrées et érotiques du R’N’B, plutôt que pour les trips extrêmes, sombres et sauvages du drone-folk. La pop n’a plus de limite. La pop est un fauve. Désormais, c’est l’expérience que (...)

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